Les formations aux métiers du secteur social se déroulent en alternance. Le décret du 31/01/2008, impose aux structures du secteur privé de verser une gratification aux stagiaires de niveau 3 (éducateurs spécialisés, assistants de service social, éducateurs jeunes enfants, etc.) qui effectuent un stage d'au moins trois mois. Le montant de cette gratification s'élève à 398,13 € mensuels. Si nous nous réjouissons de l'attention portée à la précarité des étudiants, l'application de ce décret pose problème. Les structures ont été prises au dépourvu. Leurs finances ne leur permettent plus d'accueillir des stagiaires:
Les stages sont suspendus
Le déroulement des formations est impossible
En l'état, il n'est plus possible de passer les diplômes.Les personnes handicapées, les personnes en difficulté sociale, les enfants et les adolescents, les familles ne pourront plus être accompagnés par des professionnels diplômés.
Les étudiants des instituts de formation se mobilisent et le mouvement est national.
Pour préserver les formations et l'égalité entre les étudiants, nous avons énoncé 6 revendications:
1. Être un interlocuteur de la mise en œuvre des dispositifs légaux. Dans cette perspective, nous voulons un travail de concertation entre les pouvoirs publics, les instituts de formation, les sites qualifiants et les étudiants.
2. La généralisation de l'application du décret à toutes les filières du travail social, ce dans les secteurs du privé comme dans le public, sans distinction de statut, ni de durée minimale (à ce titre, nous récusons l'idée que cette gratification ne s'applique qu'au stage de plus de trois mois).
3. La garantie d'un montant de gratification unique qui ne soit pas assujetti à des négociations en interne par branches ou par zones géographiques.
4. La reconnaissance de nos diplômes à leur juste valeur : chacune de nos années de formation doit être validée en tant que telle, par exemple le D.E.E.S. réalisé en trois ans doit valoir bac +3.
5. Confier à un organisme tiers (ni la structure de stage, ni l'institut de formation) le versement des gratifications pour préserver le statut de l'étudiant stagiaire et éviter toutes formes de pressions.
6. Des fonds publics nationaux qui apparaissent nécessaires à la mise en œuvre de la loi au regard des enjeux que nous posons.
Pour défendre ces revendications, les étudiants s'inscrivent dans un mouvement regroupant diverses actions comme des rencontres avec les élus, la presse, les structures et les syndicats; la sensibilisation de la population et l'organisation de manifestations. L'action a reçu le soutien des syndicats Sud santé, Sud Education, CGT Action Sociale, FSU et CFDT.
IRTS de Franche-Comté
www.e-monsite.com/gratification
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