La loi du 31 mars 2006 relative à "l'égalité des chances" s'applique dorénavant aux formations relevant du code de l'action sociale et des familles. Les dispositions du décret du 31 janvier 2008 prévoient une gratification pour les étudiants du travail social.
Si nous pouvons nous réjouir de l'attention portée à la précarité des étudiants, en revanche les dispositions d'application prévues par ce décret nous empêchent de suivre nos formations. En effet, les structures d'accueil des stagiaires signifient leur incapacité à recevoir les stagiaires dans les dispositions actuelles.
L'impasse dans laquelle nous nous trouvons a amené une réelle mobilisation des étudiants de l'IRTS de Franche-Comté.
Nous avons défini nos positions et revendications quant au sens que nous souhaitons donner à l'application de ce décret.
Nous sommes en mesure d'apporter 6 propositions. Nous voulons :
1. Être un interlocuteur de la mise en œuvre des dispositifs légaux. Dans cette perspective, nous voulons un travail de concertation entre les pouvoirs publics, les instituts de formation, les sites qualifiants et les étudiants.
2. La généralisation de l'application du décret à toutes les filières du travail social, ce dans les secteurs du privé comme dans le public, sans distinction de statut, ni de durée minimale (à ce titre, nous récusons l'idée que cette gratification ne s'applique qu'au stage de plus de trois mois).
3. La garantie d'un montant de gratification unique qui ne soit pas assujetti à des négociations en interne par branches ou par zones géographiques.
4. La reconnaissance de nos diplômes à leur juste valeur : chacune de nos années de formation doit être validée en tant que telle, par exemple le D.E.E.S réalisé en trois ans doit valoir bac +3.
5. Confier a un organisme tiers (ni la structure de stage, ni l'institut de formation) le versement des gratifications pour préserver le statut de l'étudiant stagiaire et éviter toutes formes de pressions.
6. Des fonds publics nationaux qui apparaissent nécessaires à la mise en œuvre de la loi au regard des enjeux que nous posons.
Ces propositions ne pourront se réaliser que dans le cadre d'une mobilisation de l'ensemble des acteurs du travail social.
Nous en appelons à une mobilisation générale et nationale afin d'obtenir, ensemble, une application satisfaisante et cohérente de ce décret.
Il y a quelques mois, nous apprenions : "Ensemble, tout est possible", prouvons-le.




